La porte était fermée, grande & imposante, comme si elle voulait dès le départ me faire faire demi-tour, & ne pas voir ce qu'il y avait derrière. J'ai foncée tête baissée, j'ai ouvert & poussée cette fichue porte ; je suis rentrée comme d'habitude, pourtant j'avais la sensation que quelque chose avait changé. Rien, tout était à sa place, mais j'avais cet impression déroutante, ce désagréable présentiment. Alors j'ai préférée ne rien savoir, je suis revenue sur mes pas, & fait comme si de rien n'était, en attendant son retour. Il était là, à me regarder avec sa bouille, il m'attrappa par les hanches, me fit tourner sur moi même, sur un air de Scorpion, tu chantais à tue tête. Je riais mais le coeur n'y était pas, je restée raide, la rigidité avait gagné mes muscles. Les larmes sont sorti comme des torrents, ton visage se décomposa, tu venais de comprendre. Mes jambes ne pouvaient plus me porter, je n'avais plus aucune force en moi, juste assez pour m'éffondrai en larmes sous tes yeux, les mots sortaient de ma bouche sans que je puisses controler quoi que ce soit. & toi, tu restais là, calme, à m'écouter. Tu t'es juste approché de mon oreille & tu m'as murmuré ses quelques mots, tu m'as regardé dans les yeux, pris mon visage dans tes mains & me consola. Tu n'étais pas parti, tu n'avais pas oublié tes clées sur la table de nuit, tu n'as jamais fuis lachement, tu m'as juste embrassé, tu m'as enlevé avec toi. Depuis, on a jamais reparlé de cette journée, de cette peur qui me hante, tu avais compris.